dimanche 1 octobre 2017

François-Rodolphe Weiss



Quand un hasard fait rencontrer son pied, ou toucher la main de la femme qu'on aime, un doux frisson parcourt nos veines.
Ce verre qui toucha sa bouche, on y presse avec transport la sienne : ce foulard qui lui appartient, à nos yeux est devenu un bijou précieux.
Et si elle fut assise ici sur ce fauteuil, quel plaisir d'y rester !
Là où elle fit l'aveu de sa tendresse, quelle émotion en s'y retrouvant !
Tout ce qui n'est pas la tendre aimée ne peut plaire, on regarde froidement les autres femmes.
On adorerait jusqu'à ses ridicules et ses difformités, si le nuage à travers lequel on la considère permettait de les entrevoir.




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